Savoir faire
Toute réfection commence par un dégarnissage : ce travail est parfois long et fastidieux car il faut enlever tous les clous et agrafes qui maintiennent l’ensemble de la couverture et de la garniture.
On met la carcasse à nu.
Cette étape réserve parfois des surprises : des collages ou des réparations du bois sont parfois nécessaires.
Pour des réparations délicates, je travaille avec un ébéniste.
En ce qui concerne la réfection de la garniture, elle est différente en fonction de la pièce.
Une garniture moderne s’effectue en mousse sur sanglage élastique cela concerne le mobilier du XXème siècle tel les styles scandinaves ou les fauteuils de designers.
Il existe plusieurs densités de mousse qui permettent d’obtenir différents conforts d’assise, allant du plus souple au plus ferme.
La garniture traditionnelle, en crin végétal, est une technique plus adaptée sur les fauteuils de style ou d’époque.
En voici les étapes :
Le sanglage : C’est le premier plancher du siège, c’est lui qui va supporter la garniture et par conséquent le poids de la personne qui va s’asseoir.
Les sangles sont donc entrecroisées comme un tissage pour être résistantes. Elles sont en jute pour une assise en crin ou élastique pour une garniture en mousse.
La pose des ressorts et le guindage : Les ressorts sont cousus sur les sangles, ensuite à l’aide de différentes cordes et différends nœuds on fixe le tout. Le but du guindage est de réduire la hauteur des ressorts et de les maintenir à l’aide des cordes dans une position déterminée. Cette étape donne la souplesse de l’assise. Elle requiert de la force et de la dextérité…
La mise en crin : Pour une garniture traditionnelle, on utilise du crin animal ou végétal. La mise en crin doit être faite en tenant compte de la hauteur et de la forme de la garniture à obtenir et du tassement des fibres à l’emballage. On procède avec des poignées de crin travaillées et maintenues par des ficelles.
L’emballage : Cette opération consiste à emprisonner le crin végétal dans une toile d’embourrure en jute.
On commence à donner un début de forme à la garniture à l’aide du point de fond.
Puis vient le rabattage : on vient fixer définitivement la toile d’embourrure sur les traverses du siège à l’aide des semences.
Le piquage : Maintenant la garniture a sa forme définitive, mais il va encore falloir la consolider grâce au piquage car le crin peut encore bouger ou se tasser. Le piquage englobe tous les points de ficelle qui de passage en passage vont raffermir la garniture.
Ensuite on réalise ce que l’on appelle la piqûre. Cette étape a pour objectif d’enlever les irrégularités dues au piquage et rendre l’assise moelleuse. On dispose donc du crin animal à la surface de l’assise.
Enfin on utilise une toile blanche de coton pour enfermer la garniture et écraser le crin animal pour qu’il prenne sa position définitive. L’assise est prête à recevoir l’étoffe.

La couverture et la finition :
C’est l’étape ou l’on pose le tissu. C’est une étape gratifiante et exigeante. Il faut que le tissu soit bien tendu, et sans plis.
La finition, c’est la touche finale qui donnera du style au fauteuil !
Un joli galon, un double passepoil ou des clous décoratifs feront leur petit effet sur votre mobilier!









